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Chronique album :
Death by Muerte par La Lucha Libre

Chronique album : Death by Muerte par La Lucha Libre sur Quatre Sans Quatre

Death by Muerte, le prochain album de La Lucha Libre, pas encore en vente libre !

Comme le dit le communiqué de presse, il est prêt, mixé, masterisé, briqué, tout bien pile-poil mais, comme le groupe n'a pas gagné assez de sous (mais n'en a pas perdu non plus) avec Porn Pixel, leur précédent opus, les ex lutteurs mexicains brestois, musiciens masqués et dingues patentés lancent un appel au peuple !


Résumé des épisodes précédents

La Lucha Libre, ce sont trois desperados. El Flaco, le maigre, El Gordo, le gros et El Loco, le fou, ex catcheurs mexicains contraints de quitter précipitamment Guadalajara suite à de sombres affaires qu'il est sage de ne pas évoquer ici. Ils traversèrent l'Atlantique en barque ou en pédalo selon qui raconte la légende, et perdirent tout accent latino en débarquant à Brest se croyant à Antwerpen (Belgique). Certes, ce n'est pas leurs QI cumulés qui alourdissaient l'esquif...

À peine un pied à terre, la première échoppe aperçue fut un resto Tex-Mex arborant une guitare illuminée, ils choisirent donc de devenir musiciens. Ce ne fut pas la pire idée qu'ils aient eue. Connaissant les lieux, on frémit toutefois en songeant que le Tex-Mex jouxte un resto à sushis et qu'ils eussent pu opter pour le shamisen et le haïku...

Après Porn Pixel (voir plus haut) et Da very fucking big Dick Rivers, le single sorti en septembre 2014, les trois ex luchadores ont pris le temps de concocter un second opus qui ne demande qu'à venir chatouiller vos oreilles déprimées par une crise qui n'en finit pas de finir et un programme télé affligeant.

Après moultes intrigues, graissages de pattes velues et menaces physiques explicites, Quatre Sans Quatre, ne reculant devant rien, a pu se procurer en avant-première Death by Muerte et l’ouïr enfin.


Dans les oreilles...

Porn Pixel était déjà un bel album, de l'électro tendance 8 bits de nostalgiques des consoles Megadrive et Game Gear d'antan. Death by Muerte, sans renier le concept, est plus accompli, plus rond. Pas de doute, les gaillards ont bossé et particulièrement travaillé le son et le mix. Dès l'intro, on sent que l'heure n'est plus au bricolage et que les zigotos ont franchi un cap

Quasi « concept-album », Death by Muerte est une allégorie d'une vie d'homme ordinaire, coincé entre les chips et la bière. Du Hello World de la naissance, du sexe, drogue, foot and Dick Rivers de la maturité avant le retour à l'église via Church et Redemption pour clore la galette. Un peu de rythme sud-américain à la fin d'Acidman pour un bref retour aux origines tourmentées du groupe, des slows langoureux et des beats plus enlevés.

Cet album est équilibré, varié et démontre que La Lucha Libre monte en puissance au fil de ses compositions. En point d'orgue, si j'ose dire, l'hymne païen à Bruno Grougy, le footballeur de Stade Brestois, qui commence à faire son chemin chez les afficionados...

Des mélodies variées, de Sex toy à YM, de One Finger à In Out, La Lucha explore des univers parfois tendres, parfois plus rock avec cette même belle énergie qu'elle dégage sur scène pour ceux qui ont eu la chance de les écouter en live et une inventivité qui la place aprmi les groupes réellement originaux. Déconneurs de talent, musiciens du même tonneau, Death by Muerte vous présente onze titres pour vous en convaincre

On leur file un coup de main ? C'est par ici

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