Quatre Sans Quatre

Chroniques Des Polars et des Notes Fiction Top 10 Recherche

DTC #7 - Série télé :
Klondike, la molle ruée vers l'or avec Tim Roth

DTC #7 - Série télé : Klondike, la molle ruée vers l'or avec Tim Roth sur Quatre Sans Quatre

Comme chaque dimanche, c'est DTC. Kesako me direz vous ? Regardez ici, vous saurez tout.

Un DTC un peu spécial pour ce numéro, nous avons en effet bouclé avec Back Up notre série d'articles dédiée aux polars et thriller relatifs aux structures psychiatriques. Une petite pause avec aujourd'hui avec Klondike qui nous envoie au temps des chercheurs d'or dans le grand nord canadien. Pas si éloigné que ça finalement tant le métal jaune rend dingue tous ceux qui s'en approchent..."Auri sacra fames" comme disait Goscinny.

Klondike est une mini-série en trois épisodes diffusée depuis janvier 2014 par Discovery Channel inspirée d'un roman de Charlotte Gray. Produite par Ridley Scott (Gladiator), elle est réalisée par Simon Cella jones qui a quelques superbes séries à son actif (Treme, The Borgias, Boardwalk Empire). C'est Paul Scheuring (Prison Break) qui a écrit le scénario.

Un bon casting pour cette ruée vers l'or canadien : Richard Madden dans le rôle principal, le Robb Stark de Game Of Throne, Tim Roth, Lie to Me ou encore Augustus Prew, The Borgias. Il a du faire un truc pas clair à quelqu'un Richard Madden pour se retrouver à grelotter dans chaque série où il apparaît, emberlificoté soit dans des amours impossibles comme ici soit obligé de faire la guerre (Game of Thrones) mais perpétuellement par moins quarante ... un mauvais karma peut-être?

Tout juste trois épisodes donc, une heure et demie chacun tout de même, pour cette première entrée de Discovery dans l'univers des séries. Klondike n'aura pas de saison 2, la chaîne a annoncé se tourner plutôt vers d'autres sujets.


Le pitch

Bill Haskell et Byron Epstein, jeunes diplômés, partent à la fin du XIXème siècle tenter leur chance dans le Yukon, au nord du Canada, suivant ainsi la foule des chercheurs d'or, les escrocs et les bandits attirés par la rumeur et le fric soi-disant facile.

Après un périple périlleux et mortels pour beaucoup, ils arrivent à Dawson, une ville champignon, créée pour l'occasion et se trouvent une concession.

Ils vont devoir apprendre à vivre dans ce milieu sauvage au milieu des crapules, des indiens qui en ont marre que les blancs volent leur terre sans scrupule et les embûches réservées aux pieds-tendres.


L'avis de Quatre Sans Quatre

Déception ! Cela commence dès la mise en garde avant le générique qui nous avertit amicalement que l'épisode contient des scènes de violence, des corps dénudés et un langage pimenté. Que nenni ! Rien ! Que dalle ! Pas plus violent qu'un épisode de Commissaire Moulin, des dialogues qui passeraient sans problème dans Plus Belle la Vie et pas le moindre quart de bout d'un nichon, c'est du vol !

Même dans la baignoire, la tenancière de l'hôtel est habillée, c'est du vice ! Les personnages sont trop propres pour la période évoquée et les conditions, particulièrement rudes, de vie, les bons sentiments débordent de partout et engluent l'histoire dans une guimauve un peu écœurante. Ca ne sonne pas vrai ! Même Jack London que nos deux compères croisent à Dawson à leur arrivée est un poil trop clean pour sentir celui qu'il était réellement.

Certes il y a une bonne vieille avalanche qui engloutie quelques mineurs sur le col escarpé qui conduit au filon, un assassinat, quelques tuniques rouges qui laissent leur peau ainsi que des peaux rouges révoltés ou injustement comdamnés mais rien de bien méchant quand on pense à ce qui devait réellement se passer dans ces territoires complètement et littéralement hors-la-loi.

Seul Tim Roth tire à peu près son épingle du jeu dans son rôle de psychopathe capricieux, il fait du Tim Roth mais il le fait bien et est crédible, vicieux et drôle. Le premier épisode peut encore donner l'illusion que la suite réserve des surprises, raté ! Y en a pas !

Et les deux derniers s'essoufflent à donner une profondeur à des personnages un peu inconsistants pour les meilleurs et à confirmer le cliché pour les pires. Allez, soyons sympas, on va classer cette mini-série dans la catégorie « spectacle familial », vous pouvez laisser les gosses devant sans problème.

Ce n'est pas extra mauvais, juste un peu inconsistant, c'est déjà beaucoup...Sur ce, je vais voir la suite de True Detective ;-)

Les épisodes précédents de DTC : #1, #2, #3, #4, #5, #6

Série Télé : The Fall, traque à Belfast Série télé : The Fear, Ô vieillesse ennemie